Format réduit

Bribes volontairement embrouillées, pour un portrait approximatif.

Derrière le rideau février 28, 2009

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 2:37

Je n’arrive pas à savoir si ce sont les dates qui reviennent qui nous poussent à tester nos cicatrices, ou si quelque chose émane d’elles-mêmes, coïncidemment.

Je sais par contre que tout s’atténue, il est vrai. Un battement de paupière, même pas de larme, et cette sensation dans la poitrine, comme à travers un rideau. L’écho du mal au coeur, le vrai, pas le mal de ventre. On respire, on fixe un point, et ça passe.

Je ne sais même plus ce que ça fait, être aimée.

Et je le pense sans amertume. C’est tout simplement vrai.

Le gars qui parlait d’amour, de ses doutes, ça m’a rappelé des souvenirs. Comme dans une autre vie. Je me suis souvenue qu’on n’aime jamais de la même façon que l’autre nous aime. C’est pas moins bien, c’est pas mieux, mais ça fait douter parfois. Souvent. Mais ce ne sont que des souvenirs, anyway…

Une chance qu’il reste l’amitié dans ma vie. Parce que ça, je ne pourrai pas apprendre à m’en passer…

 

Statistiques juin 17, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 9:55

Moi qui me complait habituellement dans les formats réduits, pressant tout ce que j’ai pour atteindre trois mille mots pour des textes longs, préférant les courts billets à toute autre forme d’écriture, je baigne depuis quelque temps dans un exercice qui consiste à écrire le plus long texte de fiction que j’ai jamais écrit de ma vie. Quinze mille mots, plus de quarante pages, beaucoup plus d’heures de travail.

Et comme aujourd’hui prend fin le marathon et qu’il me reste encore beaucoup de travail (non, je n’ai jamais travaillé sous pression, moi, qu’est-ce que vous dites?), je mets ici mes statistiques personnelles, comme au hockey.

Mardi 10 juin:
6589 mots.

Vendredi 13 juin:
13:51 — 7219 mots.
18:43 — 7747 mots.

Samedi 14 juin:
12:31 — 8172 mots.
14:19 — 8379 mots.
16:03 — 8821 mots.

Dimanche 15 juin
01:45 — 9084 mots.
01:55 — 9149 mots.

Lundi 16 juin
00:09 — 9231 mots.
00:24 — 9347 mots.
00:38 — 9561 mots.
00:45 — 9675 mots.
01:07 — 9734 mots.
02:38 — 9754 mots.
10:03 — 9847 mots.
11:19 — 9889 mots.
11:30 — 10007 mots.
16:27 — 10196 mots.
18:07 — 10302 mots.
21:38 — 10434 mots.
22:18 — 10562 mots.
23:24 — 10402 mots.
23:45 — 10524 mots. (4000 to go!)

Mardi 17 juin
00:05 — 10739 mots.
00:11 — 10849 mots.
00:41 — 11000 mots.
01:44 — 11201 mots
09:49 — 11336 mots.
10:50 — 11514 mots.
11:44 — 11575 mots.
12:52 — 11774 mots.
13:22 — 11813 mots.
13:37 — 11902 mots.
13:53 — 11999 mots.
14:41 — 12104 mots.
15:54 — 12222 mots.
16:37 — 12407 mots.
17:18 — 12578 mots.
17:54 — 12825 mots.
(pause)
23:37 — 13167 mots.
23:57 — 13126 mots.

 

Des loups qui mangent des abeilles, ou un saut dans la chaîne alimentaire juin 16, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 2:18

Parce que j’ai travaillé fort sur cet article, au détriment de mon gros (que dis-je, énorme!) travail d’école qui sera dû dans moins de 48 heures (ça met encore plus de pression, écrit de cette façon), je mets ici le lien vers l’entrevue que j’ai faite avec Wolf Parade pour un webzine plus que sympathique.





Les photos ont été prises par ma soeur, pour un vrai travail de famille.

 

Promesses juin 13, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:58
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Mon billet est acheté depuis 22h43 ce soir. Plein de promesses sur autant de pièces de papier glacé.
Parce qu’attention, un billet pour le Yukon ne signifie pas un seul billet, mais plutôt une ribambelle. Je n’ai pas moins de vingt feuilles en ma possession, et un an pour les utiliser toutes.

De
Montréal
à
Ottawa
à
North Bay
à
Sudbury
à
Thunder Bay
à
Winnipeg
à
Regina
à
Calgary
à
Edmonton
à
Dawson Creek
à
Whitehorse.
Et
la
même
chose
en
sens
inverse
pour
le
retour.

3 jours si je fais tous les kilomètres d’une traite, ce sera à moi de décider en temps et lieu.
À suivre dès le 26 juin.

C’est difficile de ne pas laisser ses pensées filer vers le nord pour le moment…

 

Solitude juin 10, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 8:00

C’est fou comment passer ses journées cloîtrées devant son ordi à écrire un texte sur la solitude ne fait qu’exacerber son propre sentiment.

 

Des feuilles qui tombent juin 9, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 1:36

Les bruits de mon nouveau quartier bercent mes matins.

Mais cette chanson me porte toute entière depuis que je l’ai entendue pour la première fois. Le xylophone qui coule comme des gouttes de pluie peut-être, les vibrations en arrière-plan qui dérèglent les battements de mon coeur, cette douce sensation que la mélancolie est belle. À écouter avec Beirut, c’est pas peu dire:

Lullatone et les feuilles qui tombent

 

Moments juin 3, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:02

J’aime

  • Voir les rails du métro rougeoyer un court instant à l’approche d’un train.
  • Les promenades à vélo nocturnes.
  • Aller cogner chez des amies (une) devenues voisines.
  • Les murs de ma chambre fraîchement peints.
  • Les mangues mûres.
  • Les perspectives qui changent.
  • Sentir que tout est possible quand on se sert de toutes les minutes disponibles.
  • Le parc Laurier la nuit.
 

Rendez-vous manqués mai 19, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 1:05
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J’ai plusieurs brouillons de billets jamais achevés. Des valses amorcées, sans prendre la peine de les mener à terme. J’aimerais ne jamais rien laisser en cours, finir tout ce que j’entreprends. Mais souvent je me dégonfle, ou encore plus souvent, je me laisse emporter ailleurs, une nouvelle vague qui m’emporte ailleurs, vers un autre brouillon souvent.

Tout à l’heure pendant deux heures j’ai regardé les personnages de Fatih Akin danser dans un ballet les éloignant sans cesse de la personne qu’ils recherchaient, en rencontrant d’autres, sans savoir qu’ils sont si près. Des vies se déroulant dans deux langues que je ne comprends pas, mais qui m’ont fait sentir encore plus près d’eux, je crois.

Souvent j’ai l’impression que ma vie est une suite de rendez-vous manqués, moi aussi. Peut-être est-ce pourquoi ce film m’a tant ému. Ce n’est pas tant que je voudrais constamment être ailleurs, mais plutôt que j’ai toujours cette crainte qui m’habite que je serais peut-être supposée faire le contraire de ce que j’ai choisi, cette possibilité rapidement écartée.

Une rencontre jusqu’ici m’a donné l’impression contraire, l’impression d’une chance inestimable: k.

C’est bizarre. Ce concours qui le mène dans les finalistes mais qui le laisse ici, et qui nous permet de mieux se connaître, de s’apprécier puis de s’aimer, un moment, une valse dont je n’ai regretté aucune minute. Comme si un marionnettiste avait compris que le rôle m’importait, malgré le trac, malgré la peur, malgré l’impression de ne pas toujours être à la hauteur, l’impression de ne pas être nécessaire. Ces peurs, surtout la dernière, m’auront habités jusqu’au bout mais tout de même, c’est quand même jusqu’ici la danse qui m’a le plus apporté.

Peut-être y aura-t-il un autre rendez-vous, plus tard, pour une véritable amitié?

Je sais que quiconque me lit pense que je n’ai qu’une seule préoccupation, une seule personne en tête. J’ai seulement envie de ne pas être circonscrite à une époque, une année, une période. J’ai envie joindre le cercle des amis, même si je ne suis pas une k, un d ou des a. Voilà.

 

Creux avril 22, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 11:33

Du vide, du vide, du vide plein le ventre.

Une amitié qui me glisse des mains, et je ne peux pas peser sur pause pour me laisser le temps de la rattraper. Une amie précieuse, qui connait toutes mes failles mais qui se défile quand la lumière vient sur elle. Je n’ai jamais été bonne pour agripper les problèmes et les confronter. Mes doigts échappent tout. Et je cherche encore les mots. Et le temps.

****

Avec le printemps, les promenades inutiles avec toi me manquent. Tu me manques, et tout à l’heure je suis restée beaucoup trop longtemps à côté d’une personne juste parce qu’elle te côtoie plus souvent que moi. Même si je n’avais rien à lui dire, peut-être pour voir les bouts de toi qui auraient pu transparaître ou s’enfuir d’elle.

Le vide oppressait ma cage thoracique.

 

Quadrature du cercle avril 16, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:26

La faculté de l’oubli. Ou juste l’art de faire crop, select inverse, delete.

Plus j’avance, plus je réalise que ce n’est pas de ça dont j’aurais besoin. Tout ce que je voudrais, c’est ne pas avoir à lutter contre l’existence de quelqu’un dont je ne parviens pas à effacer l’existence. Probablement parce que ce n’est pas nécessaire. Je n’ai jamais souhaité devenir volontairement étrangère. Et cette limite qui m’est imposée me démange comme l’étiquette rêche d’un vieux vêtement qu’on oublie toujours de couper avant d’enfiler, en se disant: la prochaine fois…

J’ai toujours voulu respecter les limites des autres, surtout quand ce sont des êtres que je respecte et que j’apprécie profondément. Mais lorsque ces frontières ne concordent pas avec celles que j’envisageais après les cicatrices nécessaires, elles sont comme une deuxième blessure, moins profonde que la première mais dont l’étendue me désespère.

J’ai de la difficulté. Et cet étranger qui est toi, si je le croisais sur le trottoir maintenant, je ne saurais même pas quelle attitude adopter. J’espérais tant cette nouvelle distance cordiale, annonçant la route vers une amitié toute neuve à bâtir. Et plus le temps passe, plus la route est longue.

Est-ce que tu te souviens, dans tous ces fragments de moi que tu as plongé dans les abysses de ta mémoire, que je suis myope?

N’y a-t-il pas autre chose que des marques d’affection dans ce que nous avons partagé, dans les décombres, que l’on pourrait conserver pour la boîte complicité?