Des fois nez à nez, bras contre épaule, et d’autres fois se tenant par un fil qui coule. La distance évolue et exécute une danse que je n’arrive pas à comprendre. Quand aurai-je assez économisé pour me payer un imperméable?
Quelle est la distance idéale pour le bonheur?
Et aussi pourquoi j’arrive jamais à connecter mon coeur et mes lèvres? À dire ce que je veux, à dire ce qui me dérange, au bon moment plutôt que de tout enfouir et de subir la secousse sismique à retardement? Calisse.
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Mon réflexe premier: sortir de mon point de vue pointu, accumuler les avis et les impressions, pour mieux comprendre. Plutôt que de me soulager, irrémédiablement cela m’enfonce dans ce creux composé de mélancolie, d’impuissance, de peur et de dégoût de moi-même. À force de parler d’un problème jusqu’à aplanir ses moindres détails, je finis par le croire insoluble.Alors que cette démarche est amorcée précisément cela pour m’en sortir. How ironic.