Format réduit

Bribes volontairement embrouillées, pour un portrait approximatif.

Kilométrage août 23, 2007

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 4:05

Des fois nez à nez, bras contre épaule, et d’autres fois se tenant par un fil qui coule. La distance évolue et exécute une danse que je n’arrive pas à comprendre. Quand aurai-je assez économisé pour me payer un imperméable?

Quelle est la distance idéale pour le bonheur?

Et aussi pourquoi j’arrive jamais à connecter mon coeur et mes lèvres? À dire ce que je veux, à dire ce qui me dérange, au bon moment plutôt que de tout enfouir et de subir la secousse sismique à retardement? Calisse.

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Mon réflexe premier: sortir de mon point de vue pointu, accumuler les avis et les impressions, pour mieux comprendre. Plutôt que de me soulager, irrémédiablement cela m’enfonce dans ce creux composé de mélancolie, d’impuissance, de peur et de dégoût de moi-même. À force de parler d’un problème jusqu’à aplanir ses moindres détails, je finis par le croire insoluble.Alors que cette démarche est amorcée précisément cela pour m’en sortir. How ironic.

 

Âge doré août 23, 2007

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 3:23

Je ne sais pas si c’est parce que j’espère tant être une petite vieille chouette plus tard, pas trop amère de sa vie, que j’affectionne autant les personnes âgées. Peut-être aussi des relents de mon passé furtif d’ergothérapeute, où j’ai eu la piqûre par une prof vraiment inspirante. Il reste que je chéris les tantes de ma mère, mes grands-mères aussi. Je voudrais toujours les appeler vingt fois plus que ce que je finis par réellement faire.

Je trouve émouvant le mélange de fragilité dégagé par leur corps, et de sagesse entrevu dans leurs yeux.

Hier j’ai perdu une presque grand-mère. La vie a quitté son corps comme la corde qui s’enfuit de la main d’un enfant, libérant du même coup le ballon gonflé à l’hélium. Un point dans le ciel.

Ma chère Yvonne.