Je ne sais pas si c’est parce que j’espère tant être une petite vieille chouette plus tard, pas trop amère de sa vie, que j’affectionne autant les personnes âgées. Peut-être aussi des relents de mon passé furtif d’ergothérapeute, où j’ai eu la piqûre par une prof vraiment inspirante. Il reste que je chéris les tantes de ma mère, mes grands-mères aussi. Je voudrais toujours les appeler vingt fois plus que ce que je finis par réellement faire.
Je trouve émouvant le mélange de fragilité dégagé par leur corps, et de sagesse entrevu dans leurs yeux.
Hier j’ai perdu une presque grand-mère. La vie a quitté son corps comme la corde qui s’enfuit de la main d’un enfant, libérant du même coup le ballon gonflé à l’hélium. Un point dans le ciel.
Ma chère Yvonne.