Du pétrole sur les ailes, voilà comment je me suis sentie ces deux dernières semaines.
La tristesse qui paralyse, qui fige le temps et qui submerge l’âme.
Je n’ai plus prise sur rien, je glisse à tout moment.
Mais je ne suis pas un oiseau, cette marée noire n’atteint que moi. Le paysage demeure intact, et c’est en partie ce qui fait si mal.
J’ai décidé de circonscrire le noir dans un petit espace. De faire comme si. D’ignorer les contrastes, d’oublier la nuit. Je ne dors plus de toute façon.
Parce que j’ai atteint ma limite, et j’en ai plus que marre d’avoir de la peine pour quelqu’un qui depuis longtemps est passé à autre chose. Il est temps de se secouer les ailes.