Format réduit

Bribes volontairement embrouillées, pour un portrait approximatif.

Pétrochimie janvier 29, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:43

Du pétrole sur les ailes, voilà comment je me suis sentie ces deux dernières semaines.
La tristesse qui paralyse, qui fige le temps et qui submerge l’âme.
Je n’ai plus prise sur rien, je glisse à tout moment.
Mais je ne suis pas un oiseau, cette marée noire n’atteint que moi. Le paysage demeure intact, et c’est en partie ce qui fait si mal.

J’ai décidé de circonscrire le noir dans un petit espace. De faire comme si. D’ignorer les contrastes, d’oublier la nuit. Je ne dors plus de toute façon.

Parce que j’ai atteint ma limite, et j’en ai plus que marre d’avoir de la peine pour quelqu’un qui depuis longtemps est passé à autre chose. Il est temps de se secouer les ailes.

 

janvier 9, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 11:41

Je croyais avoir tout fait pour me protéger de l’éventualité des hasards.

Pourtant, nos joues qui s’effleurent, ma poitrine qui se serre, je quitte au plus vite. Parce que je devrai m’habituer à sourire, à être forte, à me contenter des miettes des hasards de nos rencontres.

Même si en descendant les marches, mon coeur devenait de plus en plus lourd, ma bouche perdait ses traits confiants et le sourire qu’elle portait s’effritait jusqu’à ne plus en être un. Même si je me rapprochais du centre de gravité, l’impression douloureuse de m’éloigner de mon véritable centre d’attraction.

Et une tristesse infinie.