Quand mon grand-père était encore en vie, j’étais assurée à chaque visite de trouver un trésor dans le congélateur du sous-sol. Juste pour moi.
Des lapins de pâques en chocolat, congelés. Qui m’attendaient, tout comme mon grand-père attendait notre visite. Peu importe la saison, il n’en manquait jamais. Il me lançait un clin d’oeil complice et disparaissait dans l’escalier.
Maintenant qu’il n’est plus là, aucun lapin ne m’attend plus dans aucun frigo.
Et j’ai bien peur que plus personne ne m’attende nulle part.