Format réduit

Bribes volontairement embrouillées, pour un portrait approximatif.

Creux avril 22, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 11:33

Du vide, du vide, du vide plein le ventre.

Une amitié qui me glisse des mains, et je ne peux pas peser sur pause pour me laisser le temps de la rattraper. Une amie précieuse, qui connait toutes mes failles mais qui se défile quand la lumière vient sur elle. Je n’ai jamais été bonne pour agripper les problèmes et les confronter. Mes doigts échappent tout. Et je cherche encore les mots. Et le temps.

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Avec le printemps, les promenades inutiles avec toi me manquent. Tu me manques, et tout à l’heure je suis restée beaucoup trop longtemps à côté d’une personne juste parce qu’elle te côtoie plus souvent que moi. Même si je n’avais rien à lui dire, peut-être pour voir les bouts de toi qui auraient pu transparaître ou s’enfuir d’elle.

Le vide oppressait ma cage thoracique.

 

Quadrature du cercle avril 16, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:26

La faculté de l’oubli. Ou juste l’art de faire crop, select inverse, delete.

Plus j’avance, plus je réalise que ce n’est pas de ça dont j’aurais besoin. Tout ce que je voudrais, c’est ne pas avoir à lutter contre l’existence de quelqu’un dont je ne parviens pas à effacer l’existence. Probablement parce que ce n’est pas nécessaire. Je n’ai jamais souhaité devenir volontairement étrangère. Et cette limite qui m’est imposée me démange comme l’étiquette rêche d’un vieux vêtement qu’on oublie toujours de couper avant d’enfiler, en se disant: la prochaine fois…

J’ai toujours voulu respecter les limites des autres, surtout quand ce sont des êtres que je respecte et que j’apprécie profondément. Mais lorsque ces frontières ne concordent pas avec celles que j’envisageais après les cicatrices nécessaires, elles sont comme une deuxième blessure, moins profonde que la première mais dont l’étendue me désespère.

J’ai de la difficulté. Et cet étranger qui est toi, si je le croisais sur le trottoir maintenant, je ne saurais même pas quelle attitude adopter. J’espérais tant cette nouvelle distance cordiale, annonçant la route vers une amitié toute neuve à bâtir. Et plus le temps passe, plus la route est longue.

Est-ce que tu te souviens, dans tous ces fragments de moi que tu as plongé dans les abysses de ta mémoire, que je suis myope?

N’y a-t-il pas autre chose que des marques d’affection dans ce que nous avons partagé, dans les décombres, que l’on pourrait conserver pour la boîte complicité?

 

La mécanique des corps avril 13, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 11:44

Tous les corps sont constitués de multiples compartiments j’imagine. Mon enveloppe à moi comporte des défauts de fabrication mineurs, si bien que je suis rappelée à l’essence même du phénomène des départements plus souvent qu’à mon tour. Plusieurs mécaniciens différents, qui ne peuvent traiter qu’un rouage à la fois, perturbant parfois les autres autour sans qu’ils n’y prennent garde. Ce qui multiplie les visites chez les autres spécialistes. Ça entraîne des évaporations d’énergie disons.

Tout de même, cet équilibre fragile entre toutes ces composantes m’impressionne. Surtout quand un grain de sable s’infiltre dans le mécanisme; je constate la violence avec laquelle cette parcelle inoffensive à la base est expulsée de moi, et je me dis, après la tempête, que c’est beau la vie.