Format réduit

Bribes volontairement embrouillées, pour un portrait approximatif.

Quadrature du cercle avril 16, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:26

La faculté de l’oubli. Ou juste l’art de faire crop, select inverse, delete.

Plus j’avance, plus je réalise que ce n’est pas de ça dont j’aurais besoin. Tout ce que je voudrais, c’est ne pas avoir à lutter contre l’existence de quelqu’un dont je ne parviens pas à effacer l’existence. Probablement parce que ce n’est pas nécessaire. Je n’ai jamais souhaité devenir volontairement étrangère. Et cette limite qui m’est imposée me démange comme l’étiquette rêche d’un vieux vêtement qu’on oublie toujours de couper avant d’enfiler, en se disant: la prochaine fois…

J’ai toujours voulu respecter les limites des autres, surtout quand ce sont des êtres que je respecte et que j’apprécie profondément. Mais lorsque ces frontières ne concordent pas avec celles que j’envisageais après les cicatrices nécessaires, elles sont comme une deuxième blessure, moins profonde que la première mais dont l’étendue me désespère.

J’ai de la difficulté. Et cet étranger qui est toi, si je le croisais sur le trottoir maintenant, je ne saurais même pas quelle attitude adopter. J’espérais tant cette nouvelle distance cordiale, annonçant la route vers une amitié toute neuve à bâtir. Et plus le temps passe, plus la route est longue.

Est-ce que tu te souviens, dans tous ces fragments de moi que tu as plongé dans les abysses de ta mémoire, que je suis myope?

N’y a-t-il pas autre chose que des marques d’affection dans ce que nous avons partagé, dans les décombres, que l’on pourrait conserver pour la boîte complicité?

 

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