Format réduit

Bribes volontairement embrouillées, pour un portrait approximatif.

La mécanique des corps avril 13, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 11:44

Tous les corps sont constitués de multiples compartiments j’imagine. Mon enveloppe à moi comporte des défauts de fabrication mineurs, si bien que je suis rappelée à l’essence même du phénomène des départements plus souvent qu’à mon tour. Plusieurs mécaniciens différents, qui ne peuvent traiter qu’un rouage à la fois, perturbant parfois les autres autour sans qu’ils n’y prennent garde. Ce qui multiplie les visites chez les autres spécialistes. Ça entraîne des évaporations d’énergie disons.

Tout de même, cet équilibre fragile entre toutes ces composantes m’impressionne. Surtout quand un grain de sable s’infiltre dans le mécanisme; je constate la violence avec laquelle cette parcelle inoffensive à la base est expulsée de moi, et je me dis, après la tempête, que c’est beau la vie.

 

Lapins mars 21, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 2:15

Quand mon grand-père était encore en vie, j’étais assurée à chaque visite de trouver un trésor dans le congélateur du sous-sol. Juste pour moi.

Des lapins de pâques en chocolat, congelés. Qui m’attendaient, tout comme mon grand-père attendait notre visite. Peu importe la saison, il n’en manquait jamais. Il me lançait un clin d’oeil complice et disparaissait dans l’escalier.

Maintenant qu’il n’est plus là, aucun lapin ne m’attend plus dans aucun frigo.
Et j’ai bien peur que plus personne ne m’attende nulle part.

 

Palabras mars 5, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:36

On dit que le corps humain est composé à 70% d’eau, j’ai remplacé le liquide bleu par des vagues de stress, de colère, d’impatience et d’impuissance.

Je suis lasse de tous les combats qui ne mènent à rien, de toute cette énergie tournée vers un espoir de lendemain meilleur qui ne vient jamais. Je veux trouver un endroit où je me sens bien, une endroit où je me sens bonne, un endroit où je serai à l’aise de me tenir droite, sans bouger, sans avoir envie de m’enfuir, où je pourrai faire face.

Au moins, en attendant il y a les mots. Les mots qui tournent dans ma tête, en attente du moment où je finirai par commencer à coucher la vie de Monique sur papier.

Les mots des pièces de théâtre qui frappent par leur justesse, qui étourdissent tellement ils pourraient sortir de ma tête et pas de la bouche d’un professeur algérien. Des mots.

 

Retour au vestiaire février 16, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 2:03

J’ai longtemps pensé que c’était les souvenirs malheureux qui étaient le plus difficile à avaler, à oublier. J’ai peur que ce soit tout le contraire. J’ai peur de toujours garder ces fantômes des jours de bonheur, et qu’ils m’empêchent de pouvoir recommencer une nouveau départ, avec toi. Je ne veux pas garder de traces d’amertume, et c’est précisément pour m’en laver, pour refaire peau neuve que je me terre, en attendant. Mais quand ma mâchoire se serre à la vue des deux personnages qui dansent à l’écran, je me dis que l’équilibre est encore précaire.

Je voudrais pouvoir te revoir sans craindre que toutes ces questions montent à mes lèvres. Des questions qui ressasseraient un passé révolu. Une expiation inutile. Mais le pourrai-je un jour? Cette question me hante. Et tant qu’à risquer de t’irriter comme du sable sous le verre de contact, je préfère ne pas oser.

J’envie la mémoire des poissons. Ils peuvent faire le tour de leur bocal chaque minute et ne même pas se souvenir de l’ennui. Redécouvrir chaque fois les visages déformés qui se fraient un passage jusqu’à leurs yeux plein d’eau. Et continuer sans fin, à côtoyer l’émerveillement.

Même sans bouger, surtout sans bouger, les images me taraudent et ne me laissent pas en paix. On ne m’a pas doté de cette saine faculté qu’est l’oubli. On peut bouger, éviter de penser et se concentrer sur des mouvements gracieux, robustes, mille fois exécutés. Mais la vie n’est pas que kung-fu, et inévitablement il faut revenir au vestiaire et remettre ses vêtements lourds de passé.

Ce serait tellement plus simple si j’étais quelqu’un d’autre que moi.

 

Pétrochimie janvier 29, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:43

Du pétrole sur les ailes, voilà comment je me suis sentie ces deux dernières semaines.
La tristesse qui paralyse, qui fige le temps et qui submerge l’âme.
Je n’ai plus prise sur rien, je glisse à tout moment.
Mais je ne suis pas un oiseau, cette marée noire n’atteint que moi. Le paysage demeure intact, et c’est en partie ce qui fait si mal.

J’ai décidé de circonscrire le noir dans un petit espace. De faire comme si. D’ignorer les contrastes, d’oublier la nuit. Je ne dors plus de toute façon.

Parce que j’ai atteint ma limite, et j’en ai plus que marre d’avoir de la peine pour quelqu’un qui depuis longtemps est passé à autre chose. Il est temps de se secouer les ailes.

 

janvier 9, 2008

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 11:41

Je croyais avoir tout fait pour me protéger de l’éventualité des hasards.

Pourtant, nos joues qui s’effleurent, ma poitrine qui se serre, je quitte au plus vite. Parce que je devrai m’habituer à sourire, à être forte, à me contenter des miettes des hasards de nos rencontres.

Même si en descendant les marches, mon coeur devenait de plus en plus lourd, ma bouche perdait ses traits confiants et le sourire qu’elle portait s’effritait jusqu’à ne plus en être un. Même si je me rapprochais du centre de gravité, l’impression douloureuse de m’éloigner de mon véritable centre d’attraction.

Et une tristesse infinie.

 

Meubles décembre 27, 2007

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 2:04

Le génie suédois de l’ameublement n’offre pas dans ses catalogues de section rupture.

Je ne comprends pas comment se fait-il que ça n’ait pas encore été fait. Pourtant, Ikéa vend ses meubles à coup de valeurs: bien-être sans pareil, détente, intimité, tout y est vanté en ses pages.

Il me semble que des slogans du genre: “Meublez votre rupture” et “Ne laissez pas vos peines d’amours se dessiner sans vous”, ce serait vendeur. En tout cas moi j’aimerais bien avoir un mode d’emploi. Parce qu’il me semble que mes tentatives sont plutôt maladroites, et salement inefficaces.

 

Oubli décembre 23, 2007

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 1:33

Je ne m’en remettrai jamais.

Dans quelques mois je sourirai à cette phrase douloureuse, naïve aussi. Quand la solitude aura perdu cette saveur salée. En attendant, je ne connais pas le chemin. Les escaliers deviennent falaise, et le gouffre qui m’avale me rejette après un sommeil agité. Il ne veut plus de moi. Les marches gravies sont disparues avec la chute. Et si les voix familières enterrent le vide assourdissant, il sait me rattraper. Alors je tends les bras à la peine et espère l’oubli. Qui ne vient pas.

Chaque chanson demande une écoute neuve, un nouvel abandon et un effort de non-mémoire.

Sous le sapin en carton, plusieurs cadeaux attendent leur anonymat à venir. Recouverts de papier, ils pourront enfin rejoindre les mains qui les attendent. Le tien restera dans le garde-robe. Il attend que mon coeur trouve un nouveau rythme.

 

Transcription novembre 13, 2007

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 12:44

Les mots défilent dans mes oreilles, mes doigts leur obéissent. Pourtant, souvent ce soir je me suis prise à relire des you dans le compte-rendu presque fidèle. You ou yeu, aux oreilles comme aux yeux ces mots se ressemblent et se complètent.

C’était le petit piano derrière, peut-être. Ou peut-être les espaces entre les mots qui appelaient une absence à combler.

 

Fièvre octobre 24, 2007

Classé dans : Uncategorized — marysemaryse @ 11:50

Je suis la première à acheter des cadeaux de Noël trop à l’avance, mais même si c’est problématique on ne me prendra pas à faire ça:

Informations sur l’employeur

Nom
Les Productions Daniel Blondin
Secteur d’activité
Animation
Site web
www.nicolasnoel.com

Description de l’offre

Nombre de postes: 1
Rémunération
$13.00/heure
Horaire/durée/temps de travail
Du 18 novembre au 24 décembre 2007 inclusivement dans la grille horaire suivante :
Lundi, mardi et mercredi de 13h00 à 17h00. Les samedis et dimanches de 9h00 à 17h00
Horaire particulier pour : le lundi 17 décembre, mardi 18 décembre et mercredi 19 décembre de 10h30 à 21h00.Environ 25 heures semaines +++ pour la dernière semaine.
Lieu de travail (ville, quartier)
Place Rosemère
Description
Préparer les enfants à la grande rencontre avec le Père Noël, cibler les enfants craintifs,
les rassurer et les amuser par des interventions animées, contes, chansons, questions etc…
Exigences, compétences recherchées
Habilité théâtrale ou facilité avec les enfants et être capable de tenir le rôle
d’un personnage serait un très grand atout et/ou avoir une expérience certaine
en animation publique auprès des enfants (études en théâtre).
Aucun dossier criminel, être âgé d’au moins 18 ans et plus, être en mesure de se déplacer
par soi même pour se rendre sur les lieux de travail.